jeudi 7 février 2008

Au secours Internet est là !

Je commence ma 2 ième contribution par les pointeurs que je souhaite partager avec vous.
Taux d'équipement élevé, utilisateurs de plus en plus jeunes, donc naïfs et influençables, et de plus en plus d'informations personnelles qui circulent sur Internet. Que faut-il de plus pour inciter les entreprises à profiter de tout ça? La réponse est simple... RIEN. Mon premier pointeur met l'accent sur le fait que les internautes sont de plus en plus préoccupés par la protection de leurs vies privées. Ce qui est, je trouve, assez marrant en soi car aujourd'hui on a moins peur qu'avant de faire nos achats en ligne, de donner notre numéro de carte de crédit mais on a peur des publicités, de l'utilisation commerciale de nos renseignements personnels. L'article, comme son titre l'indique, parle plus particulièrement des Français. Mais peut-on généraliser aux Québécois par exemple ??
J'ai ajouté deux liens supplémentaires pour ceux qui n'auraient pas trop suivi le cas Facebook qui est mentionné dans le premier lien. Bon exemple de dérive des entreprises. Hereusement pour nous, Francais, la CNIL est là !!! (sinon je ne pourrais pas dormir tranquillement...)

Test disqus

Si ça ne marche pas, je balance mon ordi !! (enfin, façon de parler...)

dimanche 3 février 2008

Le pouvoir est aux consommateurs !! C'est bien sûr ça?

Les entreprises ne contrôlent plus l’information concernant leurs produits. La communication ne provient plus seulement des entreprises mais aussi, et j’ai presque envie de dire surtout, des consommateurs même. Sachant qu’Internet représente une masse considérable d’informations, on a plus peur de faire le mauvais choix qu’auparavant, de se rendre compte qu’il existe un meilleur produit qui satisfera notre besoin. C’est pourquoi une recherche d’informations sur les produits existants permet de réduire ce risque. Cependant « trop d’informations tue l’information ». Il y a un danger de se perdre. Comment chercher l’information utile? De plus, faisons-nous encore confiance aux entreprises? Je veux dire par là que la part que prennent les autres consommateurs dans notre processus de décision n’est pas à négliger. Ainsi, les forums sont des moyens de persuasion parfois plus efficaces que les discours des vendeurs ou les affiches publicitaires rencontrées sur le chemin du travail. On a sans doute plus confiance en des personnes qui n’ont pas d’intérêts dans la transaction qu'en de véritables professionnels. A tort ou à raison, ce n’est pas à moi de le dire…

Par conséquent, le meilleur vendeur pour l’entreprise est le consommateur lui-même, élément que l’entreprise ne peut maîtriser…Enfin, c’est ici que je commence à me poser des questions. L’entreprise peut elle se permettre de ne pas gérer, du moins en partie, cette communication? Cela peut être préjudiciable pour elle. N’a-t-elle pas intérêt a orienter cette communication?? Est-elle inactive?

Au cours du semestre dernier, j’ai eu l’occasion de travailler sur le marketing viral, le « buzz ». Nous aurons l’occasion dans ce cours de discuter de la publicité en ligne et donc j’y reviendrai plus longuement, mais je me permets de poser quelques questions tout de même. Les forums sont-ils seulement composés de véritables consommateurs, sans aucune relation avec l’entreprise? Des commentaires sur des marques que l’on peut trouver dans certains blogs personnels sont-ils là seulement pour le plaisir du bloggeur? La capacité de manipulation des entreprises est, pour moi, bien présente. (c’est mon côté à toujours douter de tout… )

Si vous avez le temps, jetez un œil sur l’article « L'internaute, victime consentante du marketing internet ?» pour en apprendre plus sur la vision des cyberconsommateurs du marketing sur Internet. Intéressant car c’est un article paru dans l’expansion, datant du 29 janvier 2008, donc très récent (heureusement que je suis très en retard dans mes commentaires.. ;)

Quoi? Porter pourrait se tromper?

De mon point de vue de petit étudiant en marketing, les lectures proposées dans le cadre du cours d’eMarketing m’ont particulièrement intéressé. Oui, les textes traitent d’Internet, de son utilisation dans les stratégies d’entreprise, de son évolution possible dans le futur… Mais ce qui m’a le plus intéressé au premier abord est le texte de Don Tapscott. Critiquer Porter? Quelle idée…

Porter, Porter, Porter… C’est forcément un des noms les plus connus pour des étudiants en marketing et stratégie. On nous enseigne ses modèles, ses théories, nous demande de les mettre en pratique dans les cas que nous devons rédiger. Mais nous a-t-on seulement critiqué ce monsieur? Bien sûr quand je dis « nous », je veux bien entendu parler de mon expérience personnelle, je ne me permets pas de parler pour les autres… Mais en tous cas, cela fait vraiment du bien de lire Don Tapscott qui, nous pouvons le dire, n’y va pas avec le dos de la cuillère…
Évidemment, je ne me positionne pas franchement pour l’un ou l’autre. Je dirais qu’il y a du bon à prendre chez les deux. (oui je sais c’est facile mais bon…). Mais aujourd’hui, qui peut se passer d’Internet? Quelle entreprise peut se permettre de ne pas prendre pleinement en compte Internet dans sa stratégie? Porter minimise selon moi l’importance d’Internet. Ok, il ne faut pas non plus laisser tomber les méthodes traditionnelles, mais Internet n’est pas seulement un outil. Il modifie totalement l’environnement concurrentiel et les lois du marché. Son impact est visible à tous les niveaux de l’organisation : de la productivité, du financement, de la commercialisation, de la logistique, des processus d’affaires et de la gestion des ressources humaines.

Internet intensifie la concurrence, c’est un fait, mais devant l’évolution de son importance, les entreprises doivent s’adapter pour en tirer profit et essayer de sortir leur épingle du jeu. C’est même devenu une nécessité et non plus un atout supplémentaire. Je ne suis pas convaincu par le fait qu’Internet rende plus compliqué le fait de se démarquer. Peut être est-ce plus difficile pour les entreprises qui n’ont pas les compétences nécessaires pour cela. Mais dans le cas contraire, il s’agit d’un moyen supplémentaire de se diférencier (au même titre qu’une R&D, un bon design du produit ou encore des prix compétitifs), encore faut-il avoir la créativité nécessaire, le réseau adéquat.

L'entreprise doit être capable de s’approprier Internet. Renault vend ses voitures en ligne, Tesco est le leader sur le marché en ligne dans la grande distribution… le pouvoir ayant progressivement changé de camp, il faut savoir démontrer au consommateur le bénéfice proposé et ce de manière claire, simple pour s’adapter aux nouveaux modes de consommation.

Pour prendre un peu la défense de Porter, il faut se remettre dans le contexte et ne pas oublier que ce papier a été écrit en 2001, donc il peut s’avérer facile de critiquer en 2008, sauf que… le papier de Tapscott est aussi de 2001…